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08/03/2009

Quelle belle journée !

Quelle surprise... hier c'était l'hiver... et aujourd'hui... son contraire ! Y a un truc là dessous. Je voudrais bien savoir qui fait la pluie et le beau temps. Ce doit être une femme, sensible, douce... intelligente ! Nous offrir, à nous les femmes, une si belle journée croyez vous qu'un homme y aurait pensé.
Allez, je plaisante... Il fait beau chez moi en ce jour de la Fête de la Femme... et ailleurs ? Je rigole, je me marre ! A quoi ça rime chez nous cette fête ? Dans les pays où la femme est opprimée, soumise à la loi de l'homme elle pourrait avoir un sens... Mais croyez vous que ce jour là les hommes voient les femmes d'un autre oeil et les traitent comme des égales ? Je m'esclaffe....
Pas besoin d'un jour spécial pour fêter les femmes. Hep ! vous les hommes de tous les continents, qu'attendez vous pour admettre que nos différences ne font pas de vous des "êtres supérieurs"... Parce que, heureusement, nous sommes différents. Seriez vous capable de porter un enfant dans votre ventre ? et nous pourrions semer la graine qui va féconder l'oeuf ? N'est pas là notre différence
fondamentale ? Les femmes, il faut les fêter tous les jours.... pas seulement le premier dimanche de mars ! (à propos demain c'est ma fête... Sainte comment déjà ?)
A quand le jour de l'homme ? qu'on leur fasse leur fête :-)

14:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solei, petits zozios, ciel bleu

07/03/2009

Que faire ?

Oui que faut il faire, que peut on faire ? Me voici confrontée à un problème que je pourrais bien poser à mes proches dans les années qui viennent... Mon propriétaire (vit juste en dessous de chez moi) vient de transformer une pièce de son appartement en chambre d'hôpital. Mais voilà, c'est pour y accueillir sa soeur. Ce que je comprends tout à fait. Elle était pensionnaire d'une maison de retraite médicalisée à 500km d'ici. Ayant tout un côté de son corps paralysé elle avait des difficultés à se nourrir.... On lui déposait un plateau... sans même prendre la peine d'ouvrir un pot de yaourt, sans l'aider à couper la viande... bref, elle devait se débrouiller toute seule ! Puis on lui retirait le plateau en lui faisant une petite réflexion du genre
"elle n'a pas d'appétit la mémé aujourd'hui"...
Cette dame qu'on traite de mémé... a 93 ans, ne peut plus parler, s'exprimer même par geste....
Son frère ne supportant plus ce traitement inhumain, décide donc de la prendre chez lui.
Dans la chambre lit médicalisé, il fait ouvrir une grande porte afin qu'un fauteuil roulant confortable puisse y passer, bref, il fait le maximum pour l'accueillir chez lui.
Voilà un mois qu'elle est ici et pour la deuxième fois elle se retrouve hospitalisée. La première fois, une nouvelle attaque... la seconde, elle ne peut déglutir et s'étouffe en s'alimentant.
Diagnostic du médecin : il est impossible qu'elle guérisse (ça tout le monde le savait) aucune régression de son état n'est envisageable,
inutile de continuer la prise de médicaments... juste un tranquillisant/sédatif... elle est en soins palliatifs !
Deux fois par jour des infirmières assurant l'hospitalisation à domicile viennent faire sa toilette.
Je l'entends râler le jour et parfois la nuit....
C'est horrible... comme on dit c'est véritablement un légume.
Son frère m'a dit l'autre jour que, s'il se retrouvait dans cet état, il voudrait qu'on abrège sa vie....
Mais comment imaginer que lui, un quelconque membre de sa famille... ou je ne sais qui... puisse prendre cette initiative.
Impossible de savoir même si elle a réalisé où elle se trouvait... si elle reconnaît les siens... aucun signe de sa part ne peut être compris ou interprété, pour une bonne raison, c'est qu'elle n'adresse aucun signe ! Ni geste, ni parole !
Je me fous de savoir ce que cela coûte à la séc soc... à condition que la même séc soc ne refuse pas un traitement qui pourrait sauver la vie d'un enfant ou de toute autre personne pouvant retrouver une vie dite "normale"...
C'est un véritable cas ce conscience. Je ne sais pas si cette pauvre femme souffre... si elle pense... si elle entend... voit... s'il lui reste un brin de conscience...
Que faut il faire dans un cas pareil ? Si c'était un membre de ma famille, que ferai je ?
Je ne sais pas... et si c'était moi cette vieille dame ? que demanderais je.... si j'étais encore en état de le faire ?
Alors ne faudrait il pas que dès maintenant je prévois, précise, écrive ce que je voudrais.... j'avoue que même aujourd'hui je ne le sais pas !
Je crois quand même que je préférerai que l'on me laisse partir ailleurs où ça ne doit pas être si désagréable... puisque personne n'en revient jamais.... pas même ceux qu'on voudrait tant revoir !

16:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sans retour

06/03/2009

Ah ces mots !

Etre aveugle, c'est ne pas voir. Et un amour aveugle ? une confiance aveugle.... être aveuglé par une personne ?
Amour aveugle, aimer sans réfléchir, instinctivement ? sans doute refuser de voir "ce qui cloche"...
Confiance aveugle, assez rare de nos jours... pourtant d'aucuns ont fait confiance à un certain Madof, d'autres ne retirent pas leur confiance à leur président... serait ce de l'amour aveugle ?
Je me demande... il me semble.... quelles que soient les personnes, les circonstances, le jour, l'heure... que sais je encore ?
Il n'est pas très sain d'être aveugle ou aveuglé !
Ben voilà, c'est pour ça que je vais me faire opérer de la cataracte un de ces jours !
Pffffffffff.... quelle idiote, cela n'a rien à voir avec l'amour ou la confiance... Mais si, pour confier ses yeux à un/e inconnu/e il faut lui faire une foutue confiance.... Aveugle ?

17:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parler, entendre, écouter

04/03/2009

Les yeux parlent...

Lorsque je pense à certaines personnes, le regard est l'image qui s'impose en premier. Il y a le regard que l'on porte et celui que l'on reçoit...
Je pourrais raconter bon nombre de souvenirs attachés au regard...

Par pitié pour vous, deux seront bien suffisants :

REGARD PORTÉ : Un dimanche d'été, l' après midi. De ma fenêtre, dans l'avenue vide et silencieuse, j'aperçois un couple, enlacé, s'embrassant tendrement... Ils reprennent leur marche, leurs bras s'entremêlant. Derrière eux trottine un petit bonhomme, pas plus haut que trois pommes... il pleurniche, a de la peine à suivre le rythme des "grands".
Il arrive à la hauteur de son papa (?) et s'agrippe à son pantalon, faisant bien comprendre qu'il voudrait qu'on le porte.... Et que fait cet homme qui paraissait si tendre avec sa compagne ? Il arrache le "joujou" que l'enfant serrait contre lui, le jette à terre, et l'écrase rageusement. Voilà ce que mon regard a enregistré.
Je n'ai pas supporté cette "cruauté". J'ai engueulé ce bonhomme. Non sans regret... et si je l'avais vexé et que ça retombe sur
l'enfant ???

REGARD RECU : A Saïgon (OK HCM) une amie venait d'adopter une petite fille. En octobre 2003 elle avait juste deux mois lorsqu'on lui dit qu'elle serait séropositive donc "inadoptable". Nous avons eu de sérieux doute sur ce diagnostic. Son travail l'empêchant d'aller là bas, je l'ai remplacée. Après une prise de sang à l'Institut Pasteur, pas question de taxi en raison des encombrements , je choisis mon adorable moto pousse (très prudent) pour nous raccompagner à l'orphelinat où elle était obligée de rester jusqu'à nouvel ordre. Dans mes bras, elle s'est endormie. Aux yeux des autres, une dame plus toute jeune, qui aurait adopté ce bébé, cela ne semblait rien avoir de choquant.... Au contraire. Je crois bien qu'on ne m'a jamais adressé autant de beaux sourires et de regards bienveillants !
Pour la petite histoire tous les tests ont été négatifs... Aucune séropositivité !
Un regard n'est jamais neutre : ne dit on pas le poids du regard, un regard noir, un regard bienveillant, un beau regard...
Un souvenir lointain : quand j'étais petite fille combien de fois ai je entendu :
"Françoise, elle a les yeux qui parlent". Ont ils su lire ce qu'exprimait mon regard ? J'en doute, autrement il m'auraient tuée.... du regard !


02/03/2009

15h26

Oui, 15h26 ... heu non erreur, le temps que j'écrive quelques mots il est déjà 15h27... incroyable comme le temps passe. C'est d'une rare originalité de le constater et d'avoir le culot de le dire ici. Bon, je vous fais grâce... quoi déjà 15h28.... j'arrête de regarder ces petits chiffres qui s'affichent et me narguent en haut et à droite de l'écran. Le temps, ce foutu temps... qui file, défile, nous glisse entre les doigts ! je me souviens avoir déjà écrit une note sur lui. On pourrait en écrire tous les jours, mais ce serait fastidieux à la longue. Parce que le temps, chaque minute qui s'écoule, c'est notre vie qui fout le camp avec elle... Qui fout le camp ? et si c'était tout simplement le plaisir, la joie d'un instant ? En une minute tout et rien peuvent aussi bien arriver. C'est long une minute quand on va mal... et c'est fugace quand on va bien !
Combien de minutes ai je perdues dans ma vie ? et finalement ne rien faire ou faire des conneries, travailler ou dormir, lire ou prendre un bain.... aucune de ces actions ne sont des minutes perdues... Surtout ne rien faire... c'est dans ces moments là que la réflexion est parfois la plus intense... et réfléchir c'est tout, sauf ne rien faire.
Je vais aller réfléchir quelques minutes avant d'envoyer cette note. Après tout n'est elle pas stupide ?