29.10.2009
Happy birthday !
Ben oui, c'est comme ça et je ne changerai jamais ! Les anniversaires sont importants. Quel que soit l'évènement.
Aujourd'hui j'ai fêté un bel anniversaire, dans la joie, le bonheur... l'émotion et l'amour. Ma fille aînée passe le cap du demi siècle... A quel âge je l'ai eue ? question sans importance. 18, 20, 24, 26 30 ou 40 ans.... ça changerait quoi ? Je me souviens de chaque instant de ce jour unique... du réveil où je sentais bien qu'il se passait quelque chose dans mon corps, jusqu'au au moment où je n'ai pas eu le temps de me relever pour la voir sortir de moi.... on m'a dit "une belle petite fille bien formée"... j'ai entendu son premier cri... tout a été magnifique ! quoi la douleur ? ah non... pas du tout même à une époque où la péridurale n'existait pas ! Je voulais participer à 100% à l'arrivée de mon premier enfant (pour la deuxième, également... pas de différence)
Hélas, à l'époque on ne posait pas le bébé sur le ventre, dans les bras de sa maman !
On m'a laissée seule avec elle pendant au moins deux heures, elle était couchée près de moi ! Je lui ai dit : tu t'appelles Marianne, moi c'est Françoise, ton papa c'est Daniel... il arrivera demain ! ah oui, parce que j'ai accouché à Genève pour des raisons d'amour familiale... c'est une autre histoire ! tu pèses 2k940, mesure 48 cm... dis moi comment tu te sens, as tu soif... faim ? qu'est ce qui te ferait plaisir ? Je lui ai raconté sa famille, enfin plein de petites choses... je suis certaine qu'elle entendait, comprenait... évidemment j'ai compté et recompté ses doigts... mais je vous l'ai déjà raconté, il y a un an sans doute... et je le "radoterai" l'année prochaine.
Je lui parlais déjà quand je la portais en moi...nous écoutions de la musique ... ce n'était pas une idée "dans le vent" à l'époque, on ne se préoccupait pas de savoir si un foetus percevait la vie extérieure... et la vie intérieure de sa maman... ressentait ses joies ou sa tristesse... mais je savais intimement que nous étions en contact permanent !
Voilà !
20:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : naissance, amour, souvenir
06.08.2009
Souvenir d'amour !
Le 4 mai 1944 j'ai fait ma communion ! Il faisait beau ! J'avais une belle robe blanche que j'ai pu admirer pendant quelques jours suspendue dans la vitrine de la blanchisserie, juste en face de chez nous rue des Vignes. Quel pied... c'est le cas de le dire, pour l'occasion maman avait trouvé je ne sais où des belles chaussures blanches, avec une semelle tout en cuir !Quelle beau bruit sur le trottoir quand je tapais le talon... une vraie musique ! He, pendant la guerre ce n'était pas évident. J'avais une paire de pompes avec des semelles en bois, je me souviens que le dessus était en cuir et que ça brillait comme un soleil ! Donc ce jour ce fête, je l'ai trouvé vraiment beau... le buffet que maman avait réussi à nous offrir ! Une motte de beurre baratté à la main, j'en ai mangé à la petite cuillère, il avait goût de crème fraîche... enfin je l'imaginais parce que je ne me souvenais pas de ce goût. Il était superbe mon premier stylo de grande... et tous ces cadeaux ! Il me reste une règle en bois et un coupe papier assorti et un petit nécessaire à ongles...
Oh, mais le plus beau.... non pas l'abbé... ni le curé... ni même le petit Jésus blotti dans les bras de sa maman ! C'était lui, je n'avais d'yeux que pour lui. Dans l'église, les filles d'un côté... les garçons de l'autre. J'étais la cinquième du rang... Il était le cinquième du rang parallèle ! Nous avons avancé vers l'autel, côte à côte, lui dans son beau costard avec un brassard... moi tout en blanc ! On aurait deux mariés... Comment voulez vous, après avoir vécu un moment pareil que, ce jour là, j'ai reçu le Bon Dieu.... je n'y ai pas songé un seul instant. Deux jours après... confirmation ! L'Esprit Saint qui me tombe sur le crâne ! pfffffffft je n'ai rien vu... que mon petit compagnon aux yeux noirs, au sourire éclatant, quelques épis malgré la gomina supposée dompter ses cheveux ! Remarquez un peu normal, chez nous l'ambiance n'était pas très catho ! Maman était juive, papa était catho de naissance, mais il était mort depuis 4 ans déjà. Lui, il aurait voulu que mon frère et moi choisissions notre religion quand nous aurions été en âge de comprendre et de le faire.... Hélas, la guerre est venu bousculer tout ce beau programme et nous avons été baptisés en mars 40... grâce à cela je crois bien que j'ai été amoureuse pour la première fois de ma vie... le jour de ma communion !
20:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : enfance, souvenir
07.07.2009
Bon anniversaire Sophie
Il y a 45 ans à la même heure... le 7 juillet tombait un mardi. J'ai ressenti des petits signes qui me disaient que j'allais accoucher le jour même. Vite il ne fallait pas que les 4 kilos de groseilles achetés la veille au marché de Cany soit perdus. Avec Odile, la jolie pete Cauchoise qui m'aidait à la maison, nous avons tout préparé et fait "éclater" les fruits dans la grande bassine en cuivre... Il ne restait plus qu'à extraire le jus pour faire une belle gelée maison. Ensuite, j'ai organisé la garde de l'aînée conduite chez sa mère grand, fait quelques courses en prévision de mon absence. Midi, déjeuner normal. Ensuite je suis partie dans ma belle 2 chevaux en direction de St Valery en Caux. A la maternité on m'a dit que j'avais un début de dilatation, je voulais partir me promener... on m'a conseillé de rester. Je passe sur la suite... aucun problème.
A 17 heures le toubib est arrivé... à 21 h 20 Sophie est née : "c'est la fille". Le médecin l'avait prédit un mois avant, au bruit du coeur.
Ce coeur a battu fort pendant presque 32 ans... puis il s'est mis en grève un certain 19 mars 1996 !
Voilà.
09:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fête, souvenir
11.06.2009
Une longue histoire vraie !
A 11h24, le 3 mars 1974, l'avion, un DC10, décolle d'Orly. A 11 h41, il se crashe dans la forêt. L'accident tuera 345 passagers et membres d'équipage.
(en raison d'une grève de British Airways beaucoup de passagers pour Londres qui s'étaient retrouvés bloqués à Orly ont été inscrits sur le vol 981.)
Aujourd’hui encore, le temps fait son effet. Et à l’image d’un glacier, la terre laisse encore remonter des bouts de fuselage ou des fils électriques. Sur le site commémoratif, des visiteurs déposent les bouts retrouvés sur le monument.
Extraits d'un Article rédigé par :
Raphaël Thiollier le 29 janvier 2008
Le Bonhomme Picard
C'était un avion de la Turkish Airlines... il s'est écrasé à proximité d'Ermenonville. J'ai trouvé cet article sur google... j'avais oublié la date exacte, mais par le reste......
Pourquoi je publie cet extrait ? L'accident de l'A330 fait remonter dans ma mémoire cette histoire.
Ce 3 mars 1974 je suis partie pour Londres, par avion, quelques heures après cet accident. Avec un "client publicitaire" nous allions enregistrer une musique pour je ne sais plus quel produit. A l'époque c'était très "in" d'aller bosser à Londres. Nous avons certainement tout mis en boîte en une journée. Le lundi 4 mars, nous étions dans un salon d'attente à Heathrow, aéroport de Londres... et j'entends un monsieur qui téléphonait. Point de cabine, juste une petite coquille abritant le téléphone... Et ce monsieur disait (en français) : "J'arrive à Paris ce soir, je n'y connais personne.... pouvez vous m'aider ?...... ma femme était dans l'avion qui s'est écrasé hier..... je ne sais pas ce que je dois faire"..... Je dis alors à Jean François : "va dire à ce monsieur qu'on peut l'aider"... "non fais le toi" répond il... J'insiste et comme il ne bouge pas, émue et touchée, par cet homme jeune... dès qu'il a terminé sa conversation je vais vers lui et lui propose mon aide.
Il a accepté tout de suite. Son, leur histoire... lui et sa femme s'étaient connus adolescent. Mariage d'amour... elle était enceinte de trois mois et venait le rejoindre à Londres... ou elle n'arrivera jamais ! Je passe sur les détails... quelques faits qui m'ont marquée...
Son beau père est venue de Turquie pour le rejoindre ainsi que son meilleur ami. Je les aidés de mon mieux, notamment le jour où il a fallu qu'ils aillent à la sinistre morgue. La jeune femme était l'une des rares personnes identifiées... Il l'avait reconnue sur une photo dans Paris Match... et je crois me souvenir à un morceau de vêtement qui l'a confirmé. Bref, nous voici en voiture... bien que parisienne depuis ma naissance, je ne sais pas exactement où est la morgue. Je m'adresse à un agent de police... "S'il vous plaît monsieur, pouvez me dire comment aller boulevard Morland ?", ses indications n'étant pas très précises, j'ajoute "l'institut médico légale... la morgue".Alors là, j'ai eu honte et de la peine pour ces pauvres gens... le flic m'a répondu "et ce sera tout, vous n'avez rien d'autre à demander....." Généralement quand on se rend à la morgue, c'est pas pour y boire un coup entre copains et se marrer comme des fous". Je me souviens pour me remercier il m'avait offert un 33tours d'une chanteuse que sa femme aimait !
C'est simple, j'ai fait pour lui ce que j'aurais aimé qu'on fasse pour moi ! et je continue quand l'occasion se présente... heureusement pas toujours dans des circonstances aussi dramatiques ! On ne se refait pas. Je me demande si, comme le bon vin, avec le temps on ne s'améliore pas. Et toc dans les chevilles !
Voilà ! Nous sommes restés en contact pendant quelques années... et puis le temps, les distances........
Pour mes deux filles ce qui s'est passé a été un exemple de solidarité. Ma fille aînée m'en a reparlé il y a quelques jours ! Pour elle aussi, un accident d'avion fait remonter les souvenirs !
19:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aider, communiquer, souvenir
08.04.2009
Mon petit cochon provocateur !
Merci Joël... oui un grand merci à toi ! Me croiras tu si on m'a reproché d'avoir fait disparaître cet adorable cochon qui dit sans détour ce qu'il pense des hommes qui l'élèvent, l'engraissent... pour finir par le tuer et le manger ! Il crie vengeance.... :-))))
J'aime bien les cochons... non pas ceux sur deux pattes... mais les vrais, ceux qui ont un appendice en tire bouchon ! Pourquoi ?
Il y a bien longtemps, Sophie était une petite fille... un jour, sans doute avait elle mangé comme un.... cochon, je le lui dis...
Quelques jours après je ne sais sur quel marché aux puces je trouve un petit cochon en or que je lui offre... de là est partie son envie de les collectionner. Elle peut revenir quand elle veut, ils sont tous là, dans une vitrine. Presque tous ont une histoire, sont un souvenir d'amis ou de voyage !
Ben oui, eux et moi nous voulons imaginer qu'un jour elle reviendra ! quelle bonne surprise !!!
Il paraît que c'est impossible, mais pourquoi n'aurait on pas le droit de rêver à des jours improbables, hein ? est ce interdit ?
20:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour éternel, souvenir
05.04.2009
Vrai ou faux ?
Un mot assassin !
Cela se passait... je ne me souviens plus quand ! Mais situer une histoire dans le temps, quelle importance ?
Il était une fois... des amis inséparables. Lorsqu'ils étaient éloignés les échanges "intensifs" se faisaient par courrier... téléphone !
Quand ils avaient la chance de se retrouver ils n'arrêtaient pas de se raconter des histoires, de se confier leurs petits et grands secrets, leurs espoirs et déceptions, leur vie quotidienne et leurs grands projets. Pas toujours d'accord, mais ils trouvaient toujours les mots, le ton... pour se le dire. Ainsi cette belle amitié n'a fait que croître et embellir.
Puis un jour, alors qu'ils étaient en vacances... se promenant bras dessus, bras dessous... cherchant un coin d'ombre... Est ce la chaleur ou le soleil qui leur a tapé sur le système ? Voilà que l'un d'eux, pour la première fois, s'adresse à l'autre sur un ton d'une rare agressivité. Ce dialogue n'est pas assez joli pour le rapporter ici. Bref, ils n'étaient pas d'accord... pour la première fois les mots ne pouvaient les rapprocher !
Voici ce que je peux vous raconter...
"Ce soir là - c'était un soir d'été - nous étions sous les marronniers, au fond du jardin. Après un de ces longs silences qui remplissaient nos promenades, elle quitta tout à coup mon bras, et me dit : Courons !" (phrase extraite de Dernier jour d'un condamné de Victor Hugo)
Courons... ce petit mot assassin était en fait le comble de l' agressivité... elle savait très bien que je ne pouvais pas courir... avec une jambe dans le plâtre.
Elle s'est enfuie, sans se retourner...
Je l'ai laissée partir et, depuis ce jour, notre belle amitié s'est envolée.
Je pense qu'elle avait de bonnes raisons pour cela, à l'époque je lui connaissais un paquet de problèmes... alors que les miens s'estompaient.
C'est curieux, elle n'a laissé ni vide, ni manque, en moi !
Je ne sais plus où j'ai lu ce qui me revient à l'instant "Il n'y a rien à perdre, car rien à posséder, juste accueillir, recevoir..."
19:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : souvenir, amitié, émotion
24.03.2009
Un certain dimanche
Ce dimanche de mars, il avait fait beau. Le printemps n'avait que quatre petits jours. Mais il était déjà bien présent. La mer frisait sous la caresse d'une légère brise venue de la montagne. Le ciel d'un bleu innocent invitait à la rêvasserie. Le soleil ne voulant pas être en reste réchauffait l'atmosphère... comme il était bon de s'assoupir; les vaguelettes s'enroulant les unes dans les autres avant de s'écraser contre la grève chantaient une berceuse... C'est ainsi que je me mis à rêver. Entourée de douceur les rêves auraient du être aussi beaux que des contes de fées. C'est un véritable cauchemar que j'ai vécu alors !
Je me voyais dans mon lit, à moitié endormie, et j'ai senti un petit grattement sur l'épaule gauche... Puis une voix me dit "viens, lève toi, j'ai quelque chose à te dire"... J'obéis et me retrouve dans une grande pièce blanche, assise en chien de fusil sur un canapé blanc, recouvert de coussins bleus. Je réalise alors que ma fille aînée est assise près de moi...
Elle me dit "c'est Sophie...". Je ne comprends pas très bien, en rêve les mots sont parfois confus.
Je lui pose alors cette question bizarre "elle est à l'hôpital ?". Vous voulez vraiment connaître la réponse ?
"Non, elle est morte".... Remarquez ce n'était qu'un rêve.... éveillé !
Depuis ce 24 mars il me reste au coeur une curieuse douleur et chaque fois que je revis cette scène, les larmes me montent aux yeux.
Je me demande vraiment pourquoi !
12:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conte, récit, souvenir
16.02.2009
Le coup du camembert !
Voilà comment dans les familles se créent ces expressions qui se transmettent de génération en génération...
Le camembert, plus exactement un petit "reste" de camembert était là sous mon nez. Ce que je vous raconte est une histoire vraie !
Un soir, avec ma fille aînée, pour une fois, programme passionnant à la télé : L'Egypte et le secret des Pyramides. Vite un plateau avec salade, charcuterie, fromage et sans doute un dessert. J'avoue que j'ai un peu oublié le détail du menu...Mais le claquos reste gravé... dans ma mémoire.
Ah ça je m'en souviens, et ma fille aussi, comme si c'était hier... et pourtant il y a bien 30 ans de cela ! Je reluque avec gourmandise ce petit bout de calendos qui, il est vrai, ne sentait pas la jonquille. Sa pâte jaune sous une croûte alléchante me faisait monter l'eau à la bouche... Il en restait si peu que d'un seul coup, d'un seul, je me le suis avalé.... Ma fille, pendant ce temps, captivée par la télé, dégustait lentement son repas froid....
Tout d'un coup elle sort de sa torpeur, prend un bout de pain et me dit... "et le camembert tu l'as oublié à la cuisine ???" "heu, non il en restait si peu... et il datait d'avant hier... je pensais que délicate comme tu l'es, tu n'en voudrais pas"
"Non, mais tu rigoles, il est où ?" "ben, je l'ai mangé pardi"
"Non, mais je le crois pas... t'es gonflée"...
Ni elle, ni moi n'avons oublié ce moment, avouez le, inoubliable.
Et encore aujourd'hui, chaque fois qu'il y a un petit reste délicieux de quoi que ce soit, l'une dit toujours à l'autre.... "fais gaffe, ne me fais pas.... le coup du camembert".
et mes petits enfants reprennent l'expression à leur tour !
19:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : histoire vraie, souvenir
17.12.2008
ce n'est pas de moi !
Voici un court extrait d'une lettre que je viens de retrouver en rangeant un paquet de souvenirs. "Je voudrais que tu me fasses rigoler et un peu peur parfois. Je pense que la vie est faite de toutes ces choses, que les omelettes sont faites d'oeufs, qu'on est pas grand chose".
14 octobre. Deep into the night ! C'est Sophie qui avait écrit cela à "Alexandre" le 14 octobre... elle a oublié de mettre l'année peut être 1985.... elle avait 21 ans.
20:28 Publié dans Blog nostalgie ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lettre ancienne, souvenir, beauté
10.10.2008
Cuisine d'hier
Hier... absolument, mais pas autrefois... Je me souviens de la purée de pomme de terre de Geneviève, celle que nous appelions la femme de ménage, et qui faisait partie de la famille. J'avais entre 10 et 15 ans... elle me racontait qu'elle avait frotté le dos de maman, dans son bain, le jour de son mariage. Elle m'appelait mon lapin bleu, ma colombe rose... elle m'adorait, et je ne sais même pas si, sur le moment, je savais lui rendre cet amour.
D'elle j'ai gardé ces souvenirs de présence à la sortie de l'école, quand elle lavait les draps dans la baigoirre, travail dur et usant. Elle qui "était debout sur ses jambes depuis l'âge d 14 ans" me disait elle souvent.
Ginou, Ginou je sais que maintenant tu as trouvé ce repos dont tu n'as pas eu la chance de profiter sur notre foutue terre.
Aujourd'hui je voudrais rendre un hommage public à ta purée de pomme de terre. Jamais, je n'ai eu l'occasion d'en déguster d'aussi bonne. La tienne était onctueuse, à la fois légère et consistante, elle glissait dans mon gosier et laissait un arrière goût de bonheur !
J'ai bien essayé de cuisiner la même ! jamais je n'ai réussi à t'égaler. Dans la fameuse bible d'Ali Bab il y a bien une recette de purée: ingrédients
une livre de pomme de terre pour une livre de beurre ! je n'ai pas tenté de l'appliquer. Qu'en dirait mon cholestérol... Je sais que dans ta recette il y avait la force de tes bras qui savait aérer le précieux mélange, ton intelligence qui savait doser les ingrédients et ton amour qui, en pensant à nous, te motivait pour réussir la "meilleure purée du monde".
Merci mon lapin bleu, ma colombe rose... me permets tu, maintenant que je suis loin de mon enfance, de t'appeler par ces noms si doux que tu avais inventé pour moi ?
11:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : purée de pomme de terre, le goût des aliments, enfance, souvenir, amour


