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14/12/2008

juste pour le fun...

Hier samedi, ne reculant devant aucune bêtise à faire... je suis allée à la FNAC, à l'heure la pire.... 16 h30... une amie, aussi naïve que moi, a tenté de faire renouveler sa carte d'adhérent ! une queue aussi impressionnante que celle devant les boulangerie pendant la guerre.... seulement deux pauvres dames pour remplir des centaines de dossier d'ouverture de crédit (temps de crise oblige)...
Crise ? je me demande il y avait foule... mais les achats étaient peut être modestes.... Bref. Pendant qu'un vendeur, Laurent, aimable et compétent (oui, nous avons de la chance à Perpignan ils sont comme ça nos vendeurs) nous expliquait le pourquoi et le comment d'un iphone... une dame lui coupe la parole et l'air tout à la fois inquiet et interrogateur demande "C'EST Où LES FILMS D'HORREUR ?"
Dans ce superbe magasin qui, il y a cent ans, abritait les "Dames de France" y aurait il un coin secret, une cave, réservé aux films qui font trembler, empêchent de dormir, invitent les morts vivants dans notre chambre, nous font rêver d'être l'amante de Nosferatu ou autre créature repoussante ? Cette dame dort elle dans un cercueil ? Nous nous posons quelques questions. Un étage consacré à chaque catégorie de DVD.... Aventures, enfants, Q, bon j'en passe.... trois étages ne suffiraient pas ! soyons sérieux !
Cette question, je l'ai trouvée bizarre quand même.... quand j'essaie de retrouver le visage de cette dame, je vois un monstre aux canines immenses qui lui couvrent le menton... je me demande même si elle n'avait pas des griffes... il me semble qu'un peu de fumée sortait de ses oreilles ou de ses narines... je ne sais plus trop... et quelle odeur ! on aurait dit du soufre...
Non décidément les grands magasins un samedi après midi quelques jours avant Noël, c'est l'enfer !

13/12/2008

Loup y es tu ?

Un jour je me suis éveillée... tout ce qui sommeillait, veillait en moi tout d'un coup s'est mis à me titiller, me démanger, me déranger. Je suis partie me promener dans une immense forêt imaginaire ! Oh ! un écureuil... dommage il s'enfuit il a peur... et tous ces lapins que j'observe en cachette... comme j'aurais aimé en caresser un ! Tiens des traces... une horde de sangliers est passée par là... brrrrrr
Le chant des oiseaux est aussi beau que la plus belle des musiques, j'avance sans crainte. Le soleil se glisse à travers les arbres... la lumière est douce... Surprise, j'ai le sentiment d'être suivie... je n'ose pas regarder... je presse le pas... me voilà perdue dans un labyrinthe... Obligée de me retourner, j'ai peine à croire ce que je découvre... est ce un chien ? mais non, c'est un loup, un vrai !
Il s'approche de moi, je tente une caresse... il se laisse faire... Fatiguée, émue, je m'assieds au pied d'un arbre, il se pose près de moi.
Je ne saurais dire ni pourquoi, ni comment j'ai commencé à lui parler... j'avais la nette impression qu'il m'écoutait, qu'il me répondait.
Il était bien le loup sauvage décrit dans les contes, mais lui il était gentil, doux comme un agneau ! Jamais il n'aurait croqué le moindre petit chaperon. Son regard, j'allais dire ses mots... oui tout dans son attitude me parlait !
Puis est arrivée l'heure de repartir dans une autre monde, celui habité par d'autres loups qui, eux sous une apparence gentille sont de vrais carnassiers...
Marchant lentement, tâtonnant pour trouver le bon chemin, hésitant parfois sur la voie à prendre... lorsque je m'arrêtais, le loup était derrière moi, et d'un petit coup de museau m'indiquait où je devais aller : le chemin qui me conduirait à la vie.
Et me voilà à l'orée de la forêt imaginaire... il va bien falloir se séparer. Dire au revoir à ce loup étrange et unique. Au revoir n'est jamais un adieu. Je sais que nos routes se croiseront de nouveau, et cela me fait du bien de l'imaginer.

12/12/2008

Où on va papa ?

En général, je me méfie des prix littéraires... il en est de même de ces films que tout le monde encense et, à force d'en avoir entendu vanté les mérites, raconter l'histoire... on est déçu !
Mais cette fois ci, quelle énorme erreur j'aurais commise si j'étais passée à côte de ce trésor :
Où ON VA PAPA ? de Jean-Louis Fournier. Je ne suis pas un rat de bibliothèque, oui j'ai pas mal lu, mais finalement pas tant que ça !
Je l'avoue je n'ai jamais réussi à lire Proust... et sa madeleine ! Ce n'est pas un ordre... de quel droit ordonnerais je quoique ce soit ?
C'est plus qu'un conseil... disons que c'est une invitation que vous ne pouvez refuser. Il faut absolument lire ce livre; je ne vous en dirai pas plus, une citation... une seule :
"Mathieu et Thomas dorment, je les regarde. A quoi rêvent- ils ? Peut être que la nuit, ils rêvent qu'ils sont intelligents. Peut être que la nuit, ils prennent leur revanche, qu'ils font des rêves de surdoués. Peut être que le nuit, ils sont polytechniciens, savants chercheurs, et qu'ils trouvent. Peut être que la nuit, ils découvrent des lois, des principes, des postulats, des théorèmes. Peut être que la nuit, ils font des calculs savants qui n'en finissent pas. Peut être que la nuit, ils parlent le grec et le latin.
Mais dès que le jour se lève, pour que personne ne se doute et pour avoir la paix, ils reprennent l'apparence d'enfants handicapés....."
Si cela ne vous touche pas... ne lisez pas ce livre... surtout pas !

11/12/2008

Cette nuit là...

Paresseuse ? oui je le suis profondément. Je viens d'écrire une histoire sur mon atelier d'écriture. Le thème du jour était : Un "classique" proposé en atelier d'écriture :
"Décrire en un maximum de lignes la formation d'une goutte d'eau au bec d'un robinet et sa chute"
Libre interprétation du thème... voici ce que cette image m'a inspiré.

Cette nuit là, elle allait vraiment mal ! Déception, chagrin d'amour... un énorme paquet de problèmes accumulés au fil des ans... depuis l'enfance !
Cette nuit là... j'ai perçu un curieux bruit dans sa chambre !
Je l'ai découverte nue, assise au bord de la fenêtre, au bord du vide, le téléphone sur ses genoux... je ne sais même plus si il y avait quelqu'un au bout du fil...
Cette nuit là, elle hurlait du haut du 4ème étage... "AU SECOURS".
Cette nuit là, je l'ai attrapée doucement dans mes bras et l'ai posée sur son lit !
Cette nuit là, je l'ai vue entre deux mondes... suspendue entre la vie et la mort.
Je ne me souviens même pas des instants qui ont suivi. Oui, nous avons beaucoup pleuré. Mais ce n'était pas une solution.
Que pouvais je faire... devais je faire ?
Sa soeur, qui vivait loin de nous, m'a conseillé d'appeler un psy... il est venu ! Froid, pas sympa !
Se rendre à l'évidence, la vie de mon enfant ne tenait plus qu'à un fil... et si j'étais arrivée une seconde trop tard... et si elle récidivait... comment lui éviter une chute fatale, fallait il la garder "en suspension" dans la vie... elle était en sursis !
La pire décision de ma vie, il a fallu la prendre ! C'était l'unique bouclier que j'avais trouvé; le verdict est tombé
Internement d'office.
En écrivant ses mots je ne peux retenir mes larmes. Elles coulent le long de mes joues... n'hésitent pas à glisser, à sortir de mes yeux !
Oui, cette nuit là, en la faisant enfermer le pire a été évité.
Pour combien de temps ?
Et si ce n'était que partie remise... telle la goutte en suspension la vie serait elle un jeu dangereux ? Comme celui du funambule au dessus du vide ?

10/12/2008

De mon temps...

Ah ! comme cette expression est agaçante... mais dans le cas présent je ne le pense pas. Oui, de mon temps, le mercredi c'était le jeudi.
Nous allions à l'école le mercredi matin et le samedi toute la journée. Cet horrible samedi où on nous donnait le foutu carnet de notes hebdomadaires. Je n'ai tellement pas aimé cette école que mon bulletin reflétait à tous les coups mon dégoût. Après 4 ans, j'ai quand même réussi à m'en faire lourder !
Deux profs pourtant ont su me motiver. La prof de maths... en vérité elle n'était pour rien dans l'affaire, je voulais être brillante en maths pour m'identifier à mon père mort déjà depuis 6/7 ans... comme cela me paraissait loin !
La prof de français appréciait (déjà) ma façon d'écrire. J'avais d'excellentes notes en "rédaction". Hélas cette charmante dame nous a quittées en cours d'année scolaire pour pondre son petit oeuf. C'est une bonne (???) soeur qui l'a remplacée... et du jour au lendemain, j'ai eu de très mauvaises notes en rédaction... cherchez l'erreur !
C'était un petit souvenir en passant... aujourd'hui c'est mercredi, ma petite fille est près de moi pour faire ses devoirs... géographie... et la suite surprise... vais je être à la hauteur, moi qui ai tant haï l'école ? Mais oui, ma Po est en CM2 et il y a un bail que j'ai aidé les aînés, tout se passe bien et c'est elle, ma puce, qui demande à venir travailler chez sa Mamina ! parce que je ne m'énerve pas !