04.11.2009

La colère ?

Finalement se sentir en colère, c'est quoi ? pourquoi se met-on dans cet état ? Qu'est ce qui peut bien la provoquer ?

Pour moi c'est généralement, en premier, l'injustice, l'incompréhension. Il y a autre chose que je ne supporte pas et qui me met plus qu'en colère, mais en rage c'est ne pas être entendue, écoutée,  comme si j'étais une ombre, un bout de verre transparent. Vous connaissez certainement ce truc... vous dites bonjour (ou au revoir) à une personne qui vous regarde un instant, tourne la tête sous je ne sais quel prétexte.... et oublie de revenir vers vous pour vous répondre, au moins, poliment.   Ce truc là me met en rogne.

Avant j'agressais aussitôt... maintenant je réfléchis, je viens défouler ici par exemple... dire qu'on est en colère c'est un début de soulagement. Mais ce soir, c'est vrai de vrai je suis en colère, une saine colère parce que je sais, je sens que j'ai raison d'avoir cette réaction tout à fait justifiée.

C'est donc en colère... très, très... que je vous dis bonsoir et croyez moi..... vous avez intérêt à me répondre :-)

Cela ne m'empêche de vous envoyer de tendres pensées.

Quoi ? j'entends qq'un qui me demande pourquoi je suis en colère.... ah, ne m'énervez pas, ce n'est pas le jour... Non je ne vous le dirai pas.... à quoi bon ? vous risqueriez de me donner raison et  à votre tour d'être en colère... c'est   contagieux ce truc...

Buenas noches atodos   Bona nit a tots     good night and sweet dreams...  en chinois ? je ne sais pas le dire !

05.04.2009

Vrai ou faux ?

Un mot assassin !

Cela se passait... je ne me souviens plus quand ! Mais situer une histoire dans le temps, quelle importance ?
Il était une fois... des amis inséparables. Lorsqu'ils étaient éloignés les échanges "intensifs" se faisaient par courrier... téléphone !
Quand ils avaient la chance de se retrouver ils n'arrêtaient pas de se raconter des histoires, de se confier leurs petits et grands secrets, leurs espoirs et déceptions, leur vie quotidienne et leurs grands projets. Pas toujours d'accord, mais ils trouvaient toujours les mots, le ton... pour se le dire. Ainsi cette belle amitié n'a fait que croître et embellir.
Puis un jour, alors qu'ils étaient en vacances... se promenant bras dessus, bras dessous... cherchant un coin d'ombre... Est ce la chaleur ou le soleil qui leur a tapé sur le système ? Voilà que l'un d'eux, pour la première fois, s'adresse à l'autre sur un ton d'une rare agressivité. Ce dialogue n'est pas assez joli pour le rapporter ici. Bref, ils n'étaient pas d'accord... pour la première fois les mots ne pouvaient les rapprocher !
Voici ce que je peux vous raconter...
"Ce soir là - c'était un soir d'été - nous étions sous les marronniers, au fond du jardin. Après un de ces longs silences qui remplissaient nos promenades, elle quitta tout à coup mon bras, et me dit : Courons !" (phrase extraite de Dernier jour d'un condamné de Victor Hugo)
Courons... ce petit mot assassin était en fait le comble de l' agressivité... elle savait très bien que je ne pouvais pas courir... avec une jambe dans le plâtre.
Elle s'est enfuie, sans se retourner...
Je l'ai laissée partir et, depuis ce jour, notre belle amitié s'est envolée.
Je pense qu'elle avait de bonnes raisons pour cela, à l'époque je lui connaissais un paquet de problèmes... alors que les miens s'estompaient.
C'est curieux, elle n'a laissé ni vide, ni manque, en moi !
Je ne sais plus où j'ai lu ce qui me revient à l'instant "Il n'y a rien à perdre, car rien à posséder, juste accueillir, recevoir..."

29.01.2009

Rapidos......

Extrait de "Le soleil des Scorta" de Laurent Gaudé
"Il lui fallait le ciel entier, plein d'étoiles mouillées, pour épancher sa mélancolie. Il ne demandait rien. Qu'on le laisse simplement glisser au fil de l'eau en abandonnant derrière lui les tourments du monde"
Ce soir le ciel était entier, les étoiles mouillées...

12.12.2008

Où on va papa ?

En général, je me méfie des prix littéraires... il en est de même de ces films que tout le monde encense et, à force d'en avoir entendu vanté les mérites, raconter l'histoire... on est déçu !
Mais cette fois ci, quelle énorme erreur j'aurais commise si j'étais passée à côte de ce trésor :
Où ON VA PAPA ? de Jean-Louis Fournier. Je ne suis pas un rat de bibliothèque, oui j'ai pas mal lu, mais finalement pas tant que ça !
Je l'avoue je n'ai jamais réussi à lire Proust... et sa madeleine ! Ce n'est pas un ordre... de quel droit ordonnerais je quoique ce soit ?
C'est plus qu'un conseil... disons que c'est une invitation que vous ne pouvez refuser. Il faut absolument lire ce livre; je ne vous en dirai pas plus, une citation... une seule :
"Mathieu et Thomas dorment, je les regarde. A quoi rêvent- ils ? Peut être que la nuit, ils rêvent qu'ils sont intelligents. Peut être que la nuit, ils prennent leur revanche, qu'ils font des rêves de surdoués. Peut être que le nuit, ils sont polytechniciens, savants chercheurs, et qu'ils trouvent. Peut être que la nuit, ils découvrent des lois, des principes, des postulats, des théorèmes. Peut être que la nuit, ils font des calculs savants qui n'en finissent pas. Peut être que la nuit, ils parlent le grec et le latin.
Mais dès que le jour se lève, pour que personne ne se doute et pour avoir la paix, ils reprennent l'apparence d'enfants handicapés....."
Si cela ne vous touche pas... ne lisez pas ce livre... surtout pas !

16.11.2008

Marianne Faithfull 2

Encore un essai... Je me suis un peu plantée avec Couperin, accès direct impossible. Je vais essayer de faire mieux cette fois ci.
Futée comme pas deux dans trois ou quatre ans j'aurais peut être compris comment ça fonctionne.....

Marianne Faithfull

Si vous n'avez jamais écouté Marianne Faithfull, précipitez vous sur VAGABOND WAYS. C'est le titre d'un CD mais aussi celui de la première chanson... j'allais écrire prière... Non je ne commenterai pas, à chacun son ressenti, ses émotions. Je ne sais pas comment insérer de la musique dans une note... mais croyez moi sur parole.

25.10.2008

aujourd'hui, on ne rigole pas !

J'ai rédigé ce texte pour un atelier d'écriture dans le cadre d'un exercice. Il fallait inclure une phrase imposée, que vous pourrez lire entre guillemets "je tâtais du pied etc...

lever de soleil sur les étangs.jpg



"L'amour est longanime ; l'amour est serviable;
il n'est pas envieux; il ne fanfaronne pas, ne se
rengorge pas; il ne fait rien d'inconvenant, ne cherche
pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte
du mal; il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il
met sa joie dans la vérité. Il excuse tout, croit tout,
espère tout, supporte tout. L'AMOUR NE PASSE JAMAIS". (1Co, 13, vv 4-6) (saint Paul)

Mais dites moi, ne me suis je pas trompée de citation ?
Tout dans cette petite église de campagne me laissait pressentir que je n'étais pas entrée là par hasard. Il était déjà bien tard, la journée avait été longue. Afin de me reposer quelques instants je m'assieds sur un banc fleurant bon la cire. Juste à côté de moi, un prospectus. Curieuse, je jette un oeil... et je découvre, émue, cette citation de Saint Paul parlant de l'Amour.
Auriez vous interprété cela comme moi... un signe me disant que cet endroit n'était pas banal. Au premier coup d'oeil, rien ne laissait prévoir l'aventure fantastique que j'allais vivre.
Désirant garder le souvenir de ce lieu, je me décide à faire quelques photos. Tiens, curieux, impossible, mon appareil refuse de s'ouvrir. Cela m'étonne, parce que le matin même j'ai mis des piles neuves. Tant pis, je devrais me contenter de quelques cartes postales.
C'est alors que j'aperçois, agenouillée devant l'autel, une personne ! de dos difficile de distinguer s'il s'agit d'un homme, d'une femme... qui sait peut être simplement le curé de la paroisse ?
Pour respecter le recueillement de cet "individu", doucement, évitant de faire le moindre bruit, j'allume un cierge en souvenir de tous ceux que j'aime et qui se sont envolés vers d'autres cieux ! Je le fais toujours, c'est un rite ! C'est comme ça, il y a des choses qui ne s'expliquent pas. Je reste quelques instants immobile rêvant, me plaisant à imaginer que cette fragile flamme se transformera miraculeusement en un être humain... celui qui me manque le plus, celui que j'appelle tous les jours... et qui ne me répond jamais...
Miracle... ma prière a t elle été enfin entendue ? une main vient de se poser sur mon épaule... je n'ose pas me retourner... craintive, je tourne lentement la tête de côté. Le miracle n'est pas pour aujourd'hui... à moins ???
Cette main est celle de la forme agenouillée, priant devant l'autel. C'est une femme, sans âge bien précis, je ne me souviens ni de la couleur de ses yeux mi clos, ni de celle de ses cheveux qui dépassaient d'un voile qui recouvrait en partie sa tête.
Elle a pris ma main et m'a entraînée dans une petite pièce attenante à l'église. Je pense que c'était la sacristie. La nuit était tombée, bizarrement je n'avais aucune crainte.
Douceur et sérénité émanaient de cette femme. Elle avait le geste lent, un sourire énigmatique et si doux.... D'un geste de la main gauche elle me fait signe d'ouvrir une petite porte si basse que je n'aurais pu y passer debout. Mais cette porte ne donnait sur rien... un truc... je ne sais pas quel nom donner à cette chose qui est tombée devant moi... comme un tapis dans lequel serait caché une personne... je n'ai pas osé le toucher "Je tâtai du pied et parvins avec le talon à tirer une partie de l'amas vers la traînée de lumière que la lune jetait au travers de la pièce. Une sorte de large bande de tissu sombre se déroula lentement."
Et là, pendant un instant, je me suis dit "et si c'était un miracle" ? si, au coeur de cet amas était blotti cet enfant que la mort m'a volé.
Comme un murmure, la femme m'a parlé avec toute la tendresse du monde : "Le miracle existe, cette fille tu ne l'as pas perdue, tant que tu vivras elle sera en toi, invisible mais vivante"

N'oublie pas : L'AMOUR NE PASSE JAMAIS !

03.10.2008

Certaines lectures...

Certaines lectures sont enfouies au fond de notre mémoire. D'autres se gravent dans nos tripes. Impossible d'en ressortir intacte. Je viens de terminer La Porte des Enfers de Laurent Gaudé. Pour moi ce n'est pas un roman, une histoire... C'est un conte fantastique auquel il me plaît de croire, comme à ces contes de notre enfance qui nous faisaient un peu peur, mais que l'on aimait toujours entendre ou relire avec plaisir. Cela n'a rien à voir avec du masochisme... Oui, ce livre je l'ai fermé en pleurant... mais des bonnes larmes, celles qui soulagent, consolent.

"j'ai écrit ce livre pour mes morts. Les hommes et les femmes dont la fréquentation a fait de moi ce que je suis. Ceux qui, quel que soit le degré d'intimité que nous avions, m'ont transmis un peu d'eux-mêmes........... à eux tous ils constituent la longue chaîne de ceux qui, en disparaissant, ont emmené un peu de moi avec eux." Laurent Gaudé

Rien à ajouter.

24.09.2008

Surprise !

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Et voilà qu'on sonne à ma porte... il était 14h15, l'heure de la sieste et de la lecture !
Qui pouvait bien avoir l'outrecuidance de venir me déranger ?
Les témoins de je ne sais qui ? ah, mercredi, peut être un de mes chéris ?
J'ouvre ma fenêtre... et que vois je ?
la même chose que vous... là haut... sur la photo !
Il est fou lui de m'avoir envoyé ces fleurs, avec en prime un petit mot " encore une fois délicieux anniversaire je t'aime"....
La brave fleuriste a du croire qu'il s'agissait d'une demande en mariage
Son sourire en coin était des plus équivoques... voire complice !
Alors, je vous dis toute la vérité ! non ce n'est pas une demande en mariage
Mais une preuve d'amitié solide et sincère.....
Merci JES tu es le meilleur de mes "potes", tu as ciblé pile poil le milieu de mon coeur.
Moi aussi je t'aime, d'une amitié si forte, que je la crois éternelle.

30.08.2008

Magnifique... à lire !

Une citation tirée du livre de Nancy Huston Dolce Agonia

"... et vingt trois ans ans c'est l'âge de David à sa mort, s'il avait vécu il aurait vingt cinq ans maintenant mais étant mort il aura vingt trois ans à tout jamais, c'est la courbe définitive de son destin, de zéro à vingt trois ans, une petite courbe enserrée à l'intérieur des courbes plus longues de la vie de ses parents au lieu de les entrelacer et de s'élancer au-delà, comme elle était censée le faire."

Doublement émue à la lecture de ces mots ! ceux qui me connaissent savent pourquoi.

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