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03/10/2008

Le funambule 4

Combien sont ils, sur blogspirit, ceux qui se souviennent des réflexions du funambule ? Le funambule 3 se terminait par : à suivre... beaucoup plus tard...
Il me semble que nous en sommes à ce beaucoup plus tard ! La funambule arrive en fin de parcours. Déboussolée, elle se retrouve sur la terre ferme. Voilà que tout a changé autour d'elle. Et si c'était une illusion ? Si c'était en elle que ce changement profond était intervenu ?
Il est alors normal qu'elle ne voit pas la vie sous le même angle. Elle se demande ce qu'elle fait là, avec son balancier qu'elle serre toujours entre ses mains ! Faut il le brûler ou le garder... on ne sait jamais ??? Le fil, là haut, dans sa tête est toujours suspendu dans les airs. Un coup d'oeil sur l'écran, la voilà prise de vertige (curieux pour une funambule) en voyant défiler sous ses yeux ce que pourrait devenir sa vie dont elle devient l'auteure ! Elle a peur ! Oui, à elle maintenant d'en écrire les histoires, à elle de les créer, de leur donner vie !
L'avenir est là, à portée de main. Arrivera t elle à le vivre ?

Certaines lectures...

Certaines lectures sont enfouies au fond de notre mémoire. D'autres se gravent dans nos tripes. Impossible d'en ressortir intacte. Je viens de terminer La Porte des Enfers de Laurent Gaudé. Pour moi ce n'est pas un roman, une histoire... C'est un conte fantastique auquel il me plaît de croire, comme à ces contes de notre enfance qui nous faisaient un peu peur, mais que l'on aimait toujours entendre ou relire avec plaisir. Cela n'a rien à voir avec du masochisme... Oui, ce livre je l'ai fermé en pleurant... mais des bonnes larmes, celles qui soulagent, consolent.

"j'ai écrit ce livre pour mes morts. Les hommes et les femmes dont la fréquentation a fait de moi ce que je suis. Ceux qui, quel que soit le degré d'intimité que nous avions, m'ont transmis un peu d'eux-mêmes........... à eux tous ils constituent la longue chaîne de ceux qui, en disparaissant, ont emmené un peu de moi avec eux." Laurent Gaudé

Rien à ajouter.