03/03/2010
Injustice !
Qu'est ce qui est juste, qu'est ce qui ne l'est pas ? en vertu de quoi pouvons le dire ? Pour moi c'est une évidence que perdre un enfant, c'est une injustice. Et espérer avoir un bel enfant, prendre toutes les précautions médicales pour cela et... avoir un enfant handicapé, est ce plus ou moins juste ?
Il n'y a pas de degré, d'échelle de comparaison. Ce qui est injuste pour l'un peut paraître juste pour l'autre. Quels seraient les critères qui permettraient d'en "juger" ? Même ce mot juger est "injuste", plus exactement impropre.
Chacun de nous vit ses propres évènements en fonction de quoi, finalement ?
Ce mot injustice nous le disons peut être à tort et à travers... tout comme "normal" ? :-) ce petit mot qu'on met à toutes les sauces...
Bien malin celui qui peut dire, sans se tromper, ceci est juste ou injuste... normal ou anormal !
Cela me rappelle une histoire : , Enfermé dans un asile "d'aliénés, derrière les barreaux de sa fenêtre, un "interné" regarde les gens aller et venir dans la rue et il demande à un passant : "Hep, vous êtes combien là dedans ?"
Bonne soirée....
18:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : questionnement
02/03/2010
Muette...
Je regarde l'écran... je suis muette ! Et ce mot fait remonter mon enfance, mon adolescence... jusqu'à mes premières amours ! C'est dans ce quartier que j'ai vécu de 2 à 17 ans... ensuite j'ai émigré pour Neuilly sur Seine :-)
La Muette... je me souviens de la Marquise de Sévigné à l'angle de l'avenue Paul Doumer et de la rue de la Pompe. Je me souviens d'un café qui s'appelait le Saumur et avec les amis nous l'appelions "La Rotonde" ! Avenue Mozart il y avait la boulangerie "La flûte enchantée". Pendant la guerre Monsieur Quentin était boulanger, sa femme à la caisse... nous y achetions le pain et disions régulièrement "Maman passera payer et donnera les tickets". En face, un magasin de jouets "le train bleu". C'est là que papa, avant la guerre, avait fait réaliser sur une plaque de contre plaqué, d'un côté, le plan d'une ferme, de l'autre un "champ de bataille" ou la ligne Maginot, je ne sais plus; c'était pour mon frère qui avait des soldats de plomb... et moi (ou nous deux ?) avions tous les personnages et animaux de la ferme. J'en ai encore... les bâtiments également, mais le temps a bouffé le chaume du toît !
Et il y avait Monsieur Charlot, le marchand de journaux, dans sa cabane, tout près de la rue des Vignes. Lui, il avait perdu une jambe en 14 et marchait avec des béquilles... Rue des Vignes, c'est là que nous habitions pendant la guerre. A la porte de l'immeuble une fleuriste chez laquelle j'achetais des fleurs toutes les semaines pour les offrir à ma maman.
J'arrête, parce que je pourrais vous raconter ma vie... Gisèle ma copine, la fille de la concierge.. Marelle, sauter à la corde.... et rue Singer, le cours Hélène Boucher... tous les samedi après midi, guignol dans la classe en bas à gauche...chaque classe avait un décor différent : les soldats, les grands bancs... Et la bouffe dégueulasse pendant la guerre, la brave grosse Marie, sa marmite appuyée contre son ventre, elle disait "qui qui n'en reveut du chou ?"... ça ne s'invente pas...! je vous jure que c'est vrai !
Voilà comment à partir d'un mot des histoires viennent... naissent... demain, je pourrais recommencer. Ce sera sans doute une autre histoire, même si c'est toujours la même.....
18:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : paris, enfance
01/03/2010
Est ce naturel ?

On parle de catastrophe naturelle... c'est une formule ! Est ce si naturel pour tout le monde ? Je ne sais pas si les satellites et autres moyens d'observation météo auraient permis sinon de prévoir, mais au moins de prévenir plus tôt les personnes qui se trouvaient dans des zones particulièrement exposées, de prendre des précautions et, éventuellement, de sauver je ne sais quoi...
C'est à ce je ne sais quoi que j'ai pensé ce matin en entendant un maire annoncer que 200 personnes (foyers ?) avaient tout perdu ! Tout perdre, c'est horrible. Les biens matériels, certains se remplacent facilement par d'autres, en espérant que les assurances... assurent !
Mais que dire du petit napperon brodé par la grand mère que vous gardiez précieusement dans le tiroir de votre table de nuit, ce petit bout de tissu que vous touchiez chaque fois que vous aviez besoin de courage... Et cette photo, cet instantané où toute la famille réunie aide l'aïeule à souffler ses 90 bougies. Elle est entourée de ses petits et arrière petits enfants. Elle lève les yeux au ciel semblant "merci mon Dieu"... une autre photo cette jeune femme serrant sa maman dans ses bras... une photo qu'il sera impossible de refaire, parce que l'enfant n'est plus de ce monde...
Il y a aussi des objets. Ils paraissent inutiles et ridicules aux yeux des autres, un vieux fouet en fer (?) pour monter les blancs d'oeufs en neige. Il y a belle lurette qu'il n'a pas servi, mais il était là, toujours présent... souvenir d'un temps qui ne peut s'oublier.
On se retrouve tout nu. Tout ces petits objets qui nous relient à ceux qu'on a aimé et qu'on aime toujours... tout a foutu le camp en quelques instants.
Ces trésors sont inestimables. Disparus à tout jamais.
Alors, que reste-t-il ? en chacun de nous ceux que nous avons aimé sont et seront vivants, tant que nous en parlerons.
Aucune catastrophe naturelle, ou pas, ne viendra noyer ou brûler cet amour que portons en nous jusqu'à notre mort, et qui sait... au-delà ? mais ça c'est une autre histoire.
Ce que nous portons en nous, personne ni rien ne peut nous le retirer.
12:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : catastrophe naturelle, tempête

