Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/11/2009

Nostalgie gourmande !

En mettant un peu d'ordre dans mes livres (mais, oui ça m'arrive parfois !)  je retrouve une enveloppe précieuse sur laquelle ma maman avait écrit "petit livre vert retrouvé". Ce petit livre est celui dans lequel ma grand mère avait noté et collecté des recettes. Tout d'abord ce qui m'amuse la plupart sont des recettes de gâteaux... il y en a quelques unes, celles que l'on fait pendant le temps de Pâques ou plats et gâteaux ne doivent pas "lever", il me semble. Je suis vachement contente d'avoir retrouvé celle du fameux pâté d'épinards qu'elle savait si bien faire avec du pain azyme et des... épinards !

Je me souviens d'un gâteau magnifique, délicieux... mais cette recette là, peut être la tenait elle de sa mère... sa grand mère... sans doute était elle dans ses gènes, parce que je ne l'ai pas retrouvée, hélas !

Ma grand mère gardait les recettes découpées dans un journal. Au verso il y a parfois une pub, une petite info. Sur l'une d'elles datant de 1937 une photo des jeunesses hitlérienne et Adolfe les saluant ! Pauvre Mamy si elle avait su ce qui se préparait...

Dans la même enveloppe, le carnet de recettes de ma bèlle-mère. Beaucoup de sucré aussi, mais pas mal de recettes salées. Dans la catégorie gâteaux,  il y a celle du fameux "Ramolina" qui a fait les délices de quelques générations de sa famille maternelle. Un gâteau dans lequel se mélange le goût du chocolat et du caramel... Je m'aperçois que je suis comme mes ancêtres, très attirée par le sucre !  Pourtant je ne suis pas une excellente pâtissière... à quelques exceptions près ! Demandez à mes petits enfants,  mes meilleurs "goûteurs" qui me notent généreusement. Mon fameux moelleux au chocolat... à s'éclater le foie !

Dans ces deux carnets, un point commun : pratiquement toutes les recettes manuscrites sont reliées, chez ma grand-mère à un    prénom : Emma,  Sarita, Fanny, Linda, Elda une cousine... chacune de ces femmes je m'en souviens.  Linda, sa cousine,  est morte en déportation après avoir été dénoncée et arrêtée dans un couvent en Italie.  Je vous l'ai déjà dit je crois, ma famille maternelle est juive italienne !

Dans le carnet de ma belle-mère, sa belle écriture d'institutrice a noté les noms de ses sources : Madame Faucon, Madame Mascaras... recette de Mère; je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer l'une d'elles : Oeufs et pommes à la crème. "Entrée, recette de Carmen (je l'ai connue.) Faites cuire en robe de chambre des pommes de terre moyens. Les éplucher.- les ranger dans un plat creux avec des oeufs dure.- Verser sur le tout une abondante sauce à la crème (crème épaisse, chauffée dans une petite casserole, sans laisser bouillir) Sur la page de gauche, sans doute ajoutée par la suite, écrite au crayon la recette de la sauce à la crème : un peu de beurre dans une casserole, puis la crème, un peu de sel, poivre, sans bouillir...

A cette époque on ne pesait pas trop... par exemple, à plusieurs reprises j'ai lu pour indiquer la quantité : "un oeuf de beurre"....

Bon appétit !

 

Vous avez dit désespoir ?

Le désespoir... un mot dans lequel on trouve tout et rien : tristesse, déception, ennui, solitude etc....  Existerait il un vrai et un faux désespoir ?  Et finalement c'est quoi ? Une idée, un état... . Bref à chacun le sien finalement.

Se trouver au pied d'un mur infranchissable, au fond d'un gouffre sans issue, pris de vertige sur un toît et paralysé par la peur, ce sont la des situations désespérantes... celles dont on ne sait vraiment pas comment   sortir.  Désespoir ? Si ce n'en n'est pas, cela y ressemble beaucoup.

Il arrive que l'unique porte de sortie soit ce qu'on s'appelle pudiquement "une issue fatale". Terminus, ouf... enfin débarrasé de ce foutu désespoir.

Courage... l'espoir, lui, ne meurt pas.

Ce foutu désespoir n'est pas toujours où  on le croit. Un exemple : "Ô rage, Ô désespoir..." Monsieur Corneille, la rage n'est-elle pas une arme contre le désespoir ?

Une petite, toute petite lueur, suffit parfois à repérer  le chemin... vers la vie ! Un geste : ce fameux coup de pied donné au fond de la piscine où l'on  se noyait...

Savoir, pouvoir tendre une main, être la bouée du noyé en perdition, pourquoi pas ?  L'amour n'est pas le seul remède ! je connais la chanson...  alors la parole ? sans doute... mais laquelle ?

Je débloque.... mais je n'en pense pas moins.